L’ornithologue-photographe sherbrookoise Suzanne Brûlotte est aux oiseaux. Son best-seller Les oiseaux du Québec vient d’être réédité pour une troisième fois aux éditions Broquet.
« Je suis agréablement surprise et très fière. C’est le rêve de tous les ornithologues de rejoindre le maximum de gens, et je crois bien y être parvenue », affirme l’auteure de 17 ouvrages traitant d’ornithologie.
Les oiseaux du Québec se veut un guide d’initiation à l’observation des oiseaux. Illustré à souhait et écrit dans un langage simple, il fait le bonheur de bien des amateurs d’oiseaux. « Mon but, c’était de créer un livre facile et agréable à utiliser, raconte Mme Brûlotte. Quand j’ai commencé à faire de l’observation d’oiseaux, je trouvais difficile de me retrouver dans les bouquins. Et je me suis rendu compte que je n’étais pas la seule dans cette situation. J’ai donc eu l’idée d’écrire un livre facile à utiliser et qui traitait seulement des oiseaux que l’on pouvait observer au Québec, de sorte qu’un observateur ne puisse plus identifier un oiseau qu’on ne retrouve qu’en Floride dans le bois Becket, par exemple. »
La dernière réédition vient bonifier la première, parue en 2000, d’une centaine de photos supplémentaires et d’une douzaine d’espèces de volatiles, notamment des oiseaux marins.
La passion d’une vie
Ce n’est pas d’hier que Suzanne Brûlotte voue un culte aux volatiles. Déjà toute jeune, elle courait après les oiseaux sur la terre de ses parents. À l’adolescence, elle agrémentait ses allers-retours de l’école à la maison en observant les oiseaux. « Je me souviens encore du premier carouge à épaulettes que j’ai eu la chance de voir. Ça m’avait tellement fascinée ! », se remémore-t-elle.
Ce n’est cependant qu’à l’âge de 30 ans que le coup de foudre s’est révélé. « C’est à cet âge que me suis rendu compte qu’on pouvait attirer les oiseaux aux mangeoires. Ça a été l’élément déclencheur de ma passion, et ça n’a jamais eu de fin », raconte Mme Brûlotte.
Un apprentissage autodidacte
Celle qui, ironiquement, a suivi une formation en enseignement, avoue avoir développé ses connaissances en ornithologie et en photographie de façon autodidacte. « Tout ce que je sais, je l’ai appris à travers mes observations, mes nombreuses lectures et les contacts avec les autres soit dans des conférences, des congrès, des sorties en ornithologie, etc. »